Les Essacs de Saint-Simeux  (16120)

Association Loi 1901

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L'origine du mot "essac"

« Essac » est issu du thème indo-européen *esok, qui suppose un poisson capable de remonter la rivière, tel que l’anguille !

Par évolution linguistique, ce thème a glissé vers *esāko-, utilisé par toutes les langues celtiques insulaires médiévales.

De nombreux noms de lieux  identifiés pour l’époque gauloise ont une racine commune avec les vieilles langues celtiques.

« Esako » est devenu « essac » au cours du temps à partir du vieux-celtique continental, appelé communément le gaulois.

Aujourd'hui, il désigne une pêcherie d'anguilles d'avalaison, construite sur une digue - celle de la retenue de Saint-Simeux.

Nos remerciements à Monsieur Bernard PETIT, professeur d’histoire-géographie et spécialiste en étymologie de mots d’origine gauloise qui nous a permis de découvrir l’explication du mot « ESSAC ».

Parlez-vous "essac"?

En descendant la Charente, les anguilles rencontraient plusieurs digues avec des pêcheries "tendues", c'est-à-dire où le pêcheur avait posé un bourgnon attaché au bout d'une manche et fermé par un bouchon, appelé tapon.

Le cadre auquel était fixé la manche était descendu au fond du fleuve grâce à un treuil. Le bourgnon se trouvait ainsi dans l'eau, dans l'axe de la sortie de l'essac.

Pour créer le courant qui allait attirer les anguilles dans le bourgnon, le pêcheur actionnait la lèverie pour lever la pelle, elle-même fixée à une crémaillère et guidée par les poteauniers.

Dans les vieux actes,  le terme "essacs" apparaît aux côtés de celui "d'anguillards" ou encore de "pêcheries",

ces trois termes désignant tous la même chose: une unité destinée à pêcher l'anguille d'avalaison.

Nomenclature pour découvrir les élémens d'un Essac